Avancer ensemble, progresser comme un tout


J’ai pratiqué Falun Dafa pendant plus de 5 ans. Les deux premières années ont été l’étape de ma cultivation individuelle. Durant cette période, lorsque mon xinxing [Note de l’Ed. nature de l’esprit ou du cœur] s’élevait, lorsque je m’éveillais à un principe, si j’avais ou non passé un test tout cela était très clair pour moi. Depuis que la persécution maligne a commencé en 1999, dans les trois années qui ont suivi j’ai eu l’impression d’avoir été poussé en avant par le courant de la rectification de la Loi. Ma cultivation individuelle a été catapultée au stade de cultivation de la rectification de la Loi. Je suis aussi devenu un pratiquant vétéran. Ma compréhension de la Loi a constamment progressé. Au sein de cet énorme processus de rectification de la Loi, tout ce qui m’appartient semble être si insignifiant. Mes gains et pertes personnelles et mes attachements ne valent pas la peine d’être mentionnés.

Il y a un ancien dicton qui dit qu’il est plus facile de changer le paysage que de changer le caractère d’une personne. Pourtant je suis devenu une personne totalement nouvelle grâce à la cultivation et pratique de Dafa. Ces trois dernières années, le nombre de gens que j’ai rencontrés a dépassé celui de toutes mes années précédentes réunies. Les gens que j’ai rencontré sont de tous milieux. Je brise constamment les barrières psychologiques et les barrières de compétences à mesure que je m’engage dans diverses activités telles que collecter des signatures, tendre des flyers, rencontrer des représentants législatifs pour clarifier la vérité, donner des spectacles, des interviews, des diffusions, faire le travail avec les médias, etc.

Je me souviens la première fois où je suis allé à Chinatown distribuer des flyers. La main qui tenait les flyers tremblait et mon cœur faisait des bonds. Les gens me semblaient soit méchants soit trop vieux pour comprendre la vérité. Le fait est que j’avais peur d’être rejeté et repoussé. Je n’ai pas réussi à donner un seul flyer finalement. Par la suite, la peur et le regret m’ont hanté pendant un long moment. Après trois années, distribuer des flyers ne représente plus pour moi un défi. Face au mépris et aux insultes mon cœur demeure tranquille. En fait de nombreuses personnes ont changé d’attitude, de la dérision au silence. D’autres ont même commencé à bavarder avec moi.

San Francisco est le centre économique et culturel de Bay Area. La communauté Chinoise est importante. Le travail de clarification de la vérité très exigeant. Probablement pour des raisons prédestinées, je suis arrivé ici. Ma famille et mes amis m’ont souvent pressé de m’installer ailleurs dans un environnement plus détendu. En fait ce n’est pas que je sois trop attaché à cette ville, mais je pense qu’elle a besoin de plus de pratiquants pour clarifier la vérité, spécialement au Gouvernement et aux médias. Selon mon opinion, il faut pour cela des pratiquants qui s’expriment bien en anglais. Maître a mentionné dans « Enseigner la loi à la Conférence de Loi 2002 à Boston » que « Un disciple de Dafa devrait la priorité à la Loi dans chaque chose qu’il fait – lorsque vous évaluez quelque chose vous devez considérer la Loi d’abord. » Je sens que clarifier la vérité dans cette ville est ce que Dafa exige de moi.

Par conséquent, j’ai été activement impliqué dans toutes sortes de tâches de clarification de la vérité à la ville. Je m’y suis appliqué diligemment en dépit de tout ce que ne ne savais pas, ne pouvais pas faire, ou n’aimais pas faire. C’est comme ce que Maître a dit dans Zhuan Falun, « Quand ça paraît impossible et qu’on dit que c’est impossible, essayez et voyez si c’est possible. Si vous pouvez en fait le faire, vous découvrirez qu’ «après avoir passé l’ombre des saules, il y aura des fleurs éclatantes et un autre village en vue; » Lorsque je m’y suis vraiment appliqué, j’ai souvent découvert que les choses se passaient tout à fait bien.

Bien sûr je n’entends pas dire que j’ai pu m’acquitter bien de tout. Quelquefois quand un projet tombait sur moi, mon premier réflexe était de le repousser, - leur donnant ma splendide raison, « je suis trop occupé » Dans ces moments, des pensées déviées me sont venues à l’esprit, « j’ai été occupé tout le temps, et j’ai accompli tant de travail. Cela devrait suffire. » la complaisance alors a pris le dessus. Plus tard, j’ai réalisé que ce n’était pas la bonne attitude. Par conséquent, lorsque j’étais submergé de travail, je me demandais à moi-même si j’avais fait de mon mieux, et si je devais utiliser ma conception humaine pour évaluer une promesse divine. J’ai découvert que j’étais loin du critère. De cette façon, je m’apaisais rapidement.

Même à présent, tandis que j’écris mes souvenirs, je peux voir mon égoïsme. Si je fais moins, quelqu’un d’autre aura à faire plus pour compenser. Maître a dit, « quoi que vous fassiez, vous devez considérer les autres d’abord, de façon à atteindre le véritable éveil du non égoïsme et de l’altruisme » (« Sans omission dans la nature de Boudha » dans « Points essentiels pour un avancement assidu »). Les autres incluent nos compagnons de pratique. Mon égoïsme profondément enraciné est souvent exposé dans la pratique. C’est précisément ce pourquoi on cultive.

Lorsque j’ai tout d’abord rejoint la rectification de la Loi, j’ai souvent fait les choses par moi même, je trouvais que c’était plus efficace et donnait moins de tracas. Par la suite la pensée « comme un tout » m’est souvent venue à l’ esprit. Maître a dit dans Enseignement à la conférence de Loi de l’Ouest des Etats-Unis que « si un de vous fait bien, c’est une question de cultivation individuelle, si les gens dans une région font bien, cela signifie que les gens dans cette région ont bien fait, si nous faisons bien dans le monde tout entier ou dans chaque région où il y a des disciples de Dafa, ce n’est plus la question d’une région ou d’un individu, mais c’est Dafa tout entier qui fait bien et qui avance droitement. » J’ai réalisé alors que nous avait été confiée l’honorable mission d’être des « particules de Dafa ». Seulement si toutes les particules sont connectées ensemble, pouvons nous véritablement devenir part de Dafa. « un progrès et une sublimation holistique » c’est ce que Dafa exige de nous. J’ai commencé à faire plus d’efforts dans la discussion et l’échange de groupe et à envisager les questions dans la perspective de l’ensemble.

En travaillant à des projets de Dafa, je passe souvent plus de temps à encourager les autres pratiquants à y participer plus. Certains pratiquants m’ont incité à en faire plus en disant que j’étais plus adapté pour certains projets, et que celui qui était le plus capable devait entreprendre le plus de projets, etc. Cependant, je pense que la participation est aussi un processus important de la cultivation. Nous ne devons pas seulement nous concentrer sur le fait d’obtenir de bons résultats. Comme maître l’a dit dans Zhuan Falun, la « cultivation dépend de nos propres efforts, tandis que la transformation du gong est faite par le maître . Cela suffit si vous avez ce souhait. C’est le Maître qui fait cela, car vous être tout simplement incapable de le faire. » Par conséquent chacun devrait avoir une chance de décider de participer et d’accomplir son ou sa lointaine promesse solennelle.

Bien qu’ayant cette pensée à l’esprit, je n’avais pas réalisé que c’était ma responsabilité. Lorsque mon désir de faire que le monde cultive comme un tout s’atténuait, maître me le rappelait de nouveau avec clémence. Lorsque j’ai essayé de ne plus être un assistant de la région de San Francisco, les mots d’un pratiquant ont touché mon cœur. Il a dit : « Tu devrais penser à être responsable envers la Loi » Un tel rappel est arrivé encore plusieurs fois jusqu’à ce que je commence à penser automatiquement à ma responsabilité envers la Loi.

Etre un assistant est une grande opportunité de cultivation. Passant plus de temps avec les pratiquants, les chances d’améliorer son xinxing augmentent aussi, particulièrement ces derniers mois où les pratiquants tendent à avoir plus de désaccords. Maître a dit dans Enseigner la loi à la conférence de Loi de 2002 à Boston, « vous avez une bonne idée, il a aussi une bonne idée, aussi, chacun pense que son idée est bonne … c’est souvent comme cela que les disputes se produisent. Et au moment des disputes, parce que vous avez négligé votre étude quotidienne de la loi où vous êtes relâchés dans votre cultivation, vous vous enlisez dans la façon de se disputer des gens ordinaires. »

Je suis certainement concerné par ce phénomène. Lorsque je ne suis pas d’accord avec les autres, ma première pensée est que j’ai raison, que je le fais pour le bien des autres pratiquants, et que l’autre personne n’a pas bien appris la loi, etc.. Cependant, comme Maître l’a indiqué, ceci n’arrive que lorsque qu’on s’est relâché dans sa propre cultivation. C’est aussi le résultat de ne pas avoir suffisamment étudié la Loi , de sorte que lorsqu’un problème fait surface, les gens concernés ne sont pas capables de l’évaluer du point de vue de la Loi.

Un pratiquant m’a pointé une fois en disant , « oublie ce que tu penses » j’ai réalisé que c’était un rappel que je n’avais pas suffisamment étudié la Loi. Mon esprit était plein de notions humaines. Maître a dit dans l’article « Vers la plénitude parfaite, » « certains bénévoles ne lisent pas la Loi pendant de longues périodes de temps. Comment pourraient-ils bien faire le travail de Dafa ? vous avez involontairement causé de nombreuses pertes qui sont difficiles à réparer. »

Lorsque je vois des pratiquants se disputer comme des gens ordinaires, lorsque je vois des pratiquants grossiers entre eux, et lorsque je vois des pratiquants passer tout leur temps dans le travail de Dafa en négligeant l’étude de la Loi, je m’inquiète. Je sais que tous les conflits et les obstacles viennent d’un manque d’étude de la Loi. Sans la Loi, comment pouvons nous parler de pensées droites, de croyance droite et de comportements droits ?

En m’efforçant de mon mieux de remplir mon rôle d’assistant, et en me rappelant constamment ma responsabilité envers Dafa et envers les pratiquants, j’ai souvent senti la puissance de Dafa manifestée chez eux. A San Francisco, une pratiquante a endossé la responsabilité d’informer les autres des activités de Dafa par téléphone. Elle y passait beaucoup de temps sans jamais se plaindre. Elle m’a même aidé à arranger les emplois du temps de certaines activités. Lors de l’émission de pensées droites 24 heures durant devant le consulat, des pratiquants se sont d’eux même proposés pour prendre la relève à minuit pour soulager ceux qui devaient travailler le lendemain.

Lorsque certains pratiquants ont vu mes omissions, ils ont eu la bonté de me les signaler après coup. J’ai pu sentir leurs cœurs de véritable compassion. Il y a trop de ce genre de choses pour les mentionner toutes. Je sens que notre environnement change pour le mieux, et j’en suis vraiment heureux. C’est une affirmation et un encouragement pour moi. Lorsque qu’on regarde cet environnement sous un angle différent, le sentiment qu’on en a est différent. Lorsque je considère cet environnement et les pratiquants avec tolérance, je vois se déployer la magnificence de Dafa. Je sais que de nombreux pratiquants de Bay Area s’inquiètent pour notre environnement. Pourquoi ne pas commencer par ouvrir nos cœurs et élargir nos esprits. Peut-être alors apercevrons-nous la splendeur de Dafa dans chaque dimension, y compris la nôtre


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