Une pratiquante de Falun Dafa a été brutalement torturée pour un “aveu” fait à un service de la Sécurité Nationale

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J’ai été illégalement arrêtée au village de Meng le 14 juin 2002 et cette nuit-là, on m’a envoyée au service de police du comté de Yanshan. Jia et Liu, deux chefs de section du département de la sécurité nationale de la ville de Cangshou, et un policier du nom de Wang, m’ont interrogée sous la torture. Ce sont les même policiers qui avaient au préalable torturé d’autres pratiquants de Falun Dafa. Ils voulaient trouver et arrêter ces pratiquants de Falun Dafa du village de Meng, comté de Huanghua et du comté de Yanshan qui ont été forcés de quitter leurs domiciles afin d’éviter, pour eux et leurs familles de plus amples persécutions .

Afin de me forcer à leur dire d’où venait le matériel de clarification de la vérité et où étaient les pratiquants, les policiers acharnés m’ont battue brutalement. Ils continuaient de me frapper aux bras, aux épaules, aux hanches et aux jambes avec leurs bâtons de caoutchouc. Wang Wenping, un policier du comté de Yanshan, m’a attrapée par les cheveux et m’a frappée la tête par terre,. Il m’a soulevée et m’a jetée à terre m’arrachant des touffes de cheveux. La torture m’a beaucoup affaiblie. Je n’avais plus de force et j’ai perdu le contrôle de mes intestins et de ma vessie par trois fois.

Après cette nuit-là, ils m’ont torturée à tour de rôle et m’ont empêchée de dormir jour et nuit. Ils m’ont menottée les mains derrière le dos (une main passée au-dessus de la tête et l’autre depuis le bas du dos), m’ont donné des coups avec des matraques électriques, m’ont percé les bouts des doigts avec des cure-dents, m’ont donné des coups dans les côtes avec des crayons, m’ont brûlé les poignets et les orteils avec des cigarettes allumées qui m’ont causé des ampoules aux orteils –j’avais plus de 24 brûlures ne serait-ce que sur les poignets. Ils m’ont aussi donné des coups sur les pommettes avec des poignées de tournevis, sans mentionner les gifles routinières. Un policier a utilisé les photos de Maître Li [le fondateur de Falun Dafa] pour me gifler violemment le visage et la tête. Pendant qu’ils me donnaient des coups, ils m’insultaient, utilisant des mots extrêmement grossiers. Ils disaient que si je me pliais pas à leur satisfaction, ils me déshabilleraient complètement et me jetteraient dans les cellules des détenus hommes.

Ils ont utilisé toutes sortes de méthodes pour me torturer. Une fois, ils ont couvert ma tête d’un seau de fer galvanisé, l’ont scellé d’une serviette, et ont ensuite frappé le fonds du seau avec des bâtons. Je pouvais à peine respirer alors que j’endurais le bruit assourdissant. Ils ont continué d’abuser de moi de cette façon pendant plus de 20 minutes. Avant cette torture, ils se vantaient que personne ne pouvait endurer cette sorte de traitement pendant plus de quelques minutes. Une autre fois, sentant que me percer le bout des doigts avec des cure-dents n’assouvissait pas leur colère, ils ont demandé à un policier de chercher une boite de punaises pour me les enfoncer sur le visage. Ce policier est sorti pendant un moment et est revenu, disant qu’il n’avait pas trouvé de punaises. Par la suite, il m’a dit que ce n’était pas vrai"; il ne pouvait tout simplement plus supporter de les voir me torturer. Ils m’ont torturée de cette façon pendant six jours et six nuits, et pendant ce temps, je n’ai pas eu le droit de dormir du tout. Je leur ai toujours fait face avec des pensées droites. J’ai fait une grève de la faim et ai refusé de manger et de boire. Je n’ai jamais coopéré avec eux.

Pendant cette période, le personnel du service de police du comté de Yanshan a aussi arrêté de façon illégale une pratiquante de Falun Dafa du nom de Li, et elle était détenue dans un bureau proche. Wang Wenping s’est chargé de l’interroger. J’entendais souvent les coups et les jurons extrêmement offensants qui sortaient de ce bureau. Ces jours-là, l’immeuble du service de police du comté de Yanshan est devenu un endroit pour torturer des pratiquants de Falun Dafa de manière atroce.

Lorsqu’on m’a envoyée au centre de détention du comté de Yanshan, la torture m’avait rendue méconnaissable. J’avais des plaies sur tout le corps. Mes mains, mes pieds, mes bras, mes épaules, mes hanches et mes jambes étaient enflés et mon visage était déformé. Je ne pouvais plus marcher. Je ne pouvais même pas aller aux toilettes sans aide. Me voyant dans cet état, toutes les détenues de ma cellule se sont mises à pleurer. Elles m’ont demandé quel crime j’avais commis et pour quelle raison les policiers étaient si cruels avec moi. Je leur ai répondu que j’étais une pratiquante de Falun Dafa et que je n’avais commis aucun crime. Les gens du monde entier savent que nous, les pratiquants de Falun Dafa, qui nous cultivons pour être de bonnes personnes, sommes innocents ! Lorsque que ce dont on nous accuse sont des mensonges montés de toutes pièces et que nous sommes persécutés sans raison, serait-ce un crime d’aller clarifier la vérité et sauvegarder les principes de Vérité, Compassion et Bienveillance et faire appel pour la justice ? Pourquoi un gouvernement est-il effrayé parce que son propre peuple dit la vérité ?

Combien de pratiquants de Falun Dafa en Chine ont été illégalement arrêtés, battus, et sont morts sous la torture ? Les gens lucides peuvent facilement discerner qui a raison et qui a tort, et ce qui est bon et ce qui est mauvais.

Au centre de détention, j’ai continué ma grève de la faim, en signe de protestation contre la persécution. Les dirigeants du service de police du comté de Yanshan, plutôt que de punir les policiers sans frein, ont essayé de bloquer l’information sur ma torture. Ils m’ont gavée de force et ont empêché ma famille de me voir. Tous les gardiens et détenus au bon cœur ont secrètement condamné ces policiers qui m’avaient torturée. Une détenue m’a affirmé qu’après sa libération, elle apprendrait vraiment le Falun Gong. Un détenu m’a secrètement écrit une note, « je me souviendrai pour toujours de « Vérité-Compassion-Tolérance » et « Falun Dafa est bon ! ». J’étais vraiment touchée. Certains gardiens de centres de détention ont aussi appelé le service de police en de nombreuses occasions pour leur signaler la sévérité de mes blessures et mon état de santé très faible. Ils avaient aussi informé le procureur du comté de Yanshan de mes conditions de santé. Le procureur a envoyé quelques personnes pour vérifier mes blessures ; ils ont fait des rapports écrits et étaient très indignés. Les actions justes de ces gens ont été des représailles pour les mauvais officiers qui m’avaient torturée. Par la suite, pour esquiver les responsabilités, les policiers ont demandé à ma famille de me ramener à la maison. Cependant, la police m’a menacée, disant que je devais me présenter à eux chaque fois qu’ils m’appelaient, et que je ferai mieux de ne pas m’enfuir ; sinon, ils me rattraperaient.
J’ai appris que le pratiquant de Falun Dafa dont le nom de famille est Li est toujours détenu. J’espère que tous les pratiquants qui lisent cet article feront tout ce qu’ils peuvent pour l’aider. La situation des autres pratiquants est aussi périlleuse que la mienne.
Voici quelques uns des numéros de téléphone du service de police de Yanshan.
Yang Jianzhong, directeur et responsable des criminels sans loi, 011-86-317-6225106 (bureau)
Le bureau du service de police, 011-86-317-6221026
Wang Wenping, un policier du service de sécurité nationale, 011-86-317-6222712 (bureau)

Source:
http://www.clearwisdom.net/emh/articles/2002/7/20/24309.html

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