L’épreuve qui m'a fait regarder à l'intérieur

Bonjour vénérable Maître !
Bonjour chers compagnons de pratique!


Je suis un pratiquant de Falun Dafa de Lettonie. J'ai obtenu le Fa en 2007, mais j'ai commencé à pratiquer consciencieusement en 2009. Pas mal de temps s’est écoulé depuis, cependant, je n'ai jamais participé à aucune des conférences de partage d'expériences du Falun Dafa à New York. J'ai donc décidé que cette année j'irais certainement à la conférence, mais en fin de compte, je n’y suis pas allé parce que je n'ai pas obtenu de visa. Le fait que je ne sois pas allé à la conférence a été un grand choc pour moi. Puisque tout ce qui arrive aux pratiquants n'est pas un hasard, j'ai compris que je devais regarder à l'intérieur pour trouver les raisons pour lesquelles je n’avais pas pu y aller. Ma compréhension est : puisque le Maître est généralement présent aux conférences aux Etats-Unis, c'est quelque chose de sacré, c'est comme un pèlerinage, c'est un moment si solennel comme atteindre la Plénitude parfaite. Pourquoi n’étais-je-pas arrivé à y aller ?


Manque d'enthousiasme

En apparence, je suis très actif à faire les trois choses. En regardant plus profondément, il y a un manque d'enthousiasme dans tout cela, çà ne vient pas du fond du cœur. Qu’est-il advenu de l’état dans lequel j'étais quand j’ai obtenu le Fa ? Au début, chacune des activités organisées par les pratiquants était comme une fête pour moi. Je me souviens de ma joie quand on m'a donné un T-shirt avec l'emblème de Falun Dafa, c'était quelque chose d’indescriptible. Quand j'ai mis un kimono pour la première fois, je ne voulais plus l'enlever, je me sentais si bien et j'étais tellement fier. A chaque occasion, j'étais content de rencontrer d'autres pratiquants. J’étais non seulement intéressé à participer à des activités organisées par d'autres pratiquants mais aussi à participer à l’organisation. Pourquoi cette sensation merveilleuse s'est-elle estompée au fil du temps?


Ne pas aller à la Conférence

J’ai pensé en moi-même: d'autres pratiquants sont à New York maintenant, mais je ne peux pas y aller. J'ai aussi commencé à évaluer la diligence de ces pratiquants et me comparer à eux. Je suis arrivé à la conclusion que, sous de nombreux aspects, j'étais mieux qu’eux. Alors, comment avaient-ils réussi à y aller mais pas moi ? Ensuite, j'ai compris que je n'avais pas à évaluer qui était meilleur ou pire. Je devais me cultiver. Ils y sont allés, mais moi pas, - il doit y avoir des raisons à cela. J'ai découvert une fois de plus que j'entretenais de la jalousie et de l'arrogance envers d'autres pratiquants, j'aimais blâmer les autres, j'étais aussi paresseux et j'aimais le confort. Mon souhait pour le confort se manifestait de la manière suivante: je ne voulais pas commencer à faire des choses supplémentaires, je ne voulais pas me surcharger. J'ai remarqué que dès que je prends des responsabilités supplémentaires, je dois faire face à des difficultés supplémentaires. Cependant j'ai compris - de ce que le Maître a dit - qu'avoir des difficultés est une bonne chose. C'est l'occasion d'éliminer le karma et d'augmenter son niveau. Mais est-ce encore la cultivation si je ne veux pas m'élever? J'ai vu que j'avais le souhait d'atteindre la Plénitude parfaite tout en pratiquant dans le confort. Mais comment cela peut-il être possible? J'ai compris que mon attitude envers ma cultivation n'était pas sérieuse. Je me suis aussi aperçu que j'aimais admirer le corps des femmes, c’était la luxure.


Dans " Zhuan Falun" le Maître a dit :

" llustrons tout ceci par une boutade: supposons qu’on laisse s’élever au niveau d’un bouddha quelqu’un qui est encore sous l’emprise des sept émotions et des six désirs propres aux gens ordinaires, réfléchissez un peu: est-ce possible? En voyant que les grandes bodhisattvas sont si belles, il lui viendra peut-être de mauvaises pensées. Comme il ne s’est pas débarrassé de la jalousie, il entrera peut-être en conflit avec des bouddhas, peut-on permettre que ce genre de chose se produise? Que faut-il donc faire? C’est parmi les gens ordinaires que vous devez vous débarrasser de toutes vos mauvaises pensées et c’est seulement ainsi que vous pourrez vous élevé. " (Zhuan Falun; Première leçon, Pourquoi le Gong ne s'accroît pas malgré la pratique des exercices?)


Je me suis dit que ce n’était pas surprenant que je ne sois pas allé à New York, - c'était impossible avec ces attachements. Pourtant, pourquoi n’étais-je pas arrivé à y aller si je les avais remarqués?


J'avais clarifié la vérité lorsque j'avais participé à des entretiens au consulat des États-Unis et lorsque j'avais téléphoné au consulat, j'avais écrit une lettre pour clarifier la vérité à l'ambassadeur des États-Unis en Lettonie. De ce point de vue, j'avais fait toutes les choses nécessaires. J'avais aussi remarqué beaucoup de choses en moi-même et avais essayé de m’améliorer. Mais - malgré tout cela - je n’étais toujours pas allé à la conférence. J'ai compris qu'il devait y avoir autre chose en plus de tout ce que j'avais déjà remarqué. Mais qu’est-ce que c’était?


Lorsque je n'ai pas reçu de visa après le premier entretien, un compagnon de pratique a partagé son expérience avec moi. D'après ce qu'il a dit, je me souviens que, tout ira bien si nous avons un cœur pur et croyons en Maître. J’étais d'accord avec lui, mais je n'y ai pas prêté beaucoup d’attention.


Une fois, j'ai partagé mon expérience avec une compagne de pratique, et lui ai dit que j'avais remarqué mon arrogance envers un autre pratiquant. La pratiquante m'a dit qu'elle avait remarqué que j'avais une sorte de rancune envers le Maître. J'ai été très surpris de ce qu’elle m'a dit. Je lui disais une tout autre chose, mais c’est ce qu’elle avait vu.


Tout récemment, j'ai vraiment remarqué que ma croyance dans le Maître avait diminué. À des moments difficiles, je me suis même permis de montrer un manque de respect envers le Maître. J'ai aussi remarqué que j'exprimais mon insatisfaction à propos de tout et de rien. J’avais déjà remarqué que j'exprimais mon mécontentement il y a quelques années, mais je n'y avais pas accordé suffisamment d'attention.


Mécontentement et karma de maladie

En 2014, j'ai pris la responsabilité d'organiser une conférence de partage d’expériences de Falun Dafa en Lettonie. Lors du processus d'organisation, j'ai remarqué en moi un peu de mécontentement et de rancune envers les autres pratiquants à cause de leur manque d’intérêt et de leur inertie. En fin de compte, nous avons réussi à faire face à tous les problèmes parce que d'autres pratiquants ont aidé quand c’était nécessaire. J’avais l’impression que mon mécontentement et ma rancune avaient été éliminés, mais ils n’avaient été éliminés que superficiellement.


Environ un mois après la conférence, mon genou droit a commencé à me faire mal, et peu de temps après ça a été mon genou gauche. Quand je me levais après avoir été assis sur une chaise, j’avais de la difficulté à me remettre en marche, ça faisait très mal, mais je n'y ai pas fait attention. Je pensais que c'était un processus d'élimination du karma, et que çà passerait. J’avais de plus en plus de difficulté à faire la méditation pendant une heure. La seule pensée de devoir me croiser les jambes dans la position du lotus me rendait physiologiquement malade. Peu à peu, j'ai commencé à faire la méditation pendant seulement une demi-heure. Après un certain temps, j'ai compris que même si j’avais mal, je devais faire la méditation pendant une heure chaque jour; si je devenais moins exigeant envers moi, je ne pourrais peut-être plus croiser les jambes en position de lotus. Je sais qu'il y a des pratiquants qui pouvaient s’asseoir dans la position de lotus, mais pour quelques raisons, ils ont cessé de le faire. Il me semble qu'il est très difficile pour eux de recommencer à le faire. Je ne voulais pas subir le même sort. En plus d’être plus exigeant envers moi, j'ai commencé à chercher la raison de ma douleur dans mes jambes, j'ai commencé à regarder à l'intérieur. J'ai compris que la raison était mon mécontentement, ma rancune et ma colère. Peu à peu, la douleur a cessé.


Manque de pensées droites

Après la conférence des pratiquants lettons en 2014, j'ai apporté une photo du Maître et une représentation du Falun pour les garder chez moi. Dès que je suis arrivé à la maison, je les ai tout de suite accrochées au mur, parce que je pensais que les garder emballés quelque part dans mon appartement serait un manque de respect.


En 2014, j'ai commencé à traduire des articles pour le site Clear Harmony. J'ai également continué à aider l'exposition internationale " L'art de Zhen Shan Ren", j'étais responsable d'inviter les VIP à l'exposition. J'ai continué à organiser des études de Fa en groupe et des activités de clarification de la vérité dans ma ville. À la mi-2015, j'ai commencé à me sentir épuisé et je n’arrivais plus à assumer mes responsabilités de ce qui était à ma charge. Quand j'ai cherché à l'intérieur, j'ai compris que c'était parce que je n'avais pas étudié le Fa avec un cœur calme depuis longtemps. Je n’arrivais pas à calmer mes pensées en étudiant le Fa. Je pensais au travail à accomplir, à ma responsabilité, etc. C'était impossible de comprendre le Fa si j'étais dans un tel état en l'étudiant.


J'ai compris que la diligence ne se mesure pas au nombre de projets dans lesquels je suis impliqué, mais à ma capacité à bien faire le travail dont je suis responsable. Pour bien faire les choses dont nous sommes chargés, il faut bien se cultiver et être exigeant envers soi-même. J'avais étudié le Fa superficiellement pendant longtemps, comme une formalité. Si on fait ainsi, on oublie de regarder à l'intérieur. Au lieu de me cultiver, j'avais commencé à cultiver les autres.


Comme je manquais parfois de pensées droites , j'ai commencé à montrer un manque de respect envers le Maître. Par exemple, j’avais honte devant mes invités d'avoir une photo du Maître sur le mur dans mon appartement. Je me demandais ce qu'ils penseraient. J'avais aussi exprimé en pensée, mon mécontentement envers le Maître, parce que je ne pouvais pas me promener dans mon appartement comme je le voulais, par exemple à demi nu ... J'ai aussi commencé à blâmer le Maître pour ne pas m'aider. Cela s'est produit surtout lorsque je n’arrivais pas à surmonter des difficultés, lorsque j’étais dans un état dépressif. Après la conférence des pratiquants lettons en 2015, la photo du Maître et l'image du Falun ne sont pas revenues chez moi. J'ai compris qu'il y avait un lien avec mon sentiment de honte, mais je n'avais aucune compréhension plus profonde. Après la conférence de New York en 2016, un compagnon de pratique m'a apporté un portrait du Maître et une image du Falun, bien que je ne le lui avais pas demandé. Alors, je les avais de nouveau, mais je les ai laissées emballées et ne les ai pas encadrées.


Obtenir un visa pour les Etats-Unis

Au début du mois d'août, je n'avais toujours pas compris plus en profondeur pourquoi je n'avais pas pu aller à la conférence de New York.


En 2017, j'ai de nouveau pris la responsabilité d'organiser une conférence en Lettonie, puisque j'avais compris que je devais le faire. Je croyais que je pourrais faire beaucoup mieux que les années précédentes, j'ai cru que je pourrais améliorer les choses qui n'avaient pas été suffisamment bien faites. Mais - face au comportement passif des pratiquants - mon mécontentement est de nouveau apparu. J'avais l'impression que j'étais le seul à avoir besoin de cette conférence.


En général, toutes les questions d'organisation étaient sous contrôle et la conférence pouvait avoir lieu. Les pratiquants avaient rédigé leur article de partage d’expériences, même si cela n'avait pas été fait dans le délai voulu et que le nombre d'articles n'était pas suffisant. Les articles de partage d'expériences étaient traduits. En dépit de tout cela, il avait été décidé que la conférence ne se tiendrait pas dans des circonstances si solennelles. La raison en était : mon mécontentement. J'avais dit au coordinateur principal que je ne ressentais aucune joie à continuer à organiser la conférence. Je pourrais le faire, mais ce serait comme « en serrant les dents ». Ensuite, il a pris la décision de remplacer une conférence dans des circonstances solennelles par une étude habituelle de Fa en groupe - pour étudier le Fa ensemble et partager nos expériences.


Lors de cette conférence qui n'a pas eu lieu dans des circonstances solennelles et lorsque les pratiquants ont lu leur partage d’expériences, j'ai ressenti un énorme regret car j'avais été un grand égoïste. Cela m'a fait penser à mon attitude et à quel cœur j'avais en faisant les choses pour Dafa. Ce n'est qu'après cette conférence que j'ai commencé à comprendre ce que signifie - chercher à l'intérieur.


J'ai commencé à comprendre que je devais cultiver chacune de mes pensées, chacun de mes paroles, chacune de mes actions. En surface, j'avais déjà remarqué que mon mécontentement se manifestait en tout, même dans des choses minuscules. Je pensais que je l'avais accepté comme quelque chose qui m'appartenait. J’ai compris seulement maintenant que je devais faire un effort pour changer tout cela. Je devais cesser de blâmer les autres, je devais abandonner la rancune, le mécontentement, la colère. Enfin, je devais me cultiver! J'ai vraiment commencé à le faire. Quand le mécontentement apparaissait dans mes pensées, je le rejetais. Je me disais que ça ne m’appartient pas. Et les changements sont manifestes. Mon cœur est beaucoup plus calme et j'ai envie de sourire. Je dirais même que je suis heureux.


Une fois de plus après quelques semaines, c'était le 17 août, je me suis éveillé au fait que je devais changer mon attitude envers les autres, que je devais contrôler mes pensées. J'ai aussi compris plus profondément qu'il fallait faire preuve de respect envers le Maître dans la vie quotidienne et que c’était important de croire dans le Maître de tout mon cœur. Une pensée m’est venue à l’esprit que je devrais encadrer le portrait du Maître que je gardais dans mon appartement et le suspendre au mur.


Le 18 août, j'ai reçu un appel téléphonique du consulat des États-Unis, ils m'appelaient au sujet de mon visa. En avais-je encore besoin? Je leur ai dit que je ne prévoyais pas aller aux États-Unis à l'heure actuelle, mais aimerais y aller en mai l'année prochaine pour la conférence de Falun Dafa à New York. On m'a dit que je recevrais un visa valide pour cinq ans et devais aller les voir pour leur remettre mon passeport.


Conclusion

Après toutes ces épreuves, j'ai mieux compris que la cultivation est une chose très sérieuse. Plus la fin de la rectification de Fa est proche, plus les exigences pour les pratiquants de Falun Dafa sont élevées. J'ai remarqué que lorsque j'étais confronté à des difficultés, je regardais davantage à l'intérieur et faisais les trois choses plus activement; mais aussitôt que je surmontais ces épreuves, je me relâchais. J'ai décidé de changer les choses que j'ai remarquées en moi-même. J'ai compris qu'il est très dangereux de perdre la foi dans le Maître. J'ai également compris qu'il ne suffit pas de connaître les principes; il faut vraiment cultiver dans la vie quotidienne.


Je terminerai mon partage d'expérience en citant le Maître :

" En tant que disciples de Dafa, j'ai toujours dit auparavant que si les disciples de Dafa ont une mission historique aussi grande et doivent assumer la responsabilité de sauver les êtres, il est certain qu’il y a un chemin par lequel vous pouvez passer. Ce chemin doit être un chemin qui puisse atteindre le critère, c’est seulement ainsi que les êtres de l'univers vont vous vouer de l'admiration et ne pourront pas vous interférer, qu'il n’y aura pas d’ennuis sur votre chemin et que vous avancerez vraiment en douceur.” ("Vingt ans d'enseignement du Fa, New York 2012")


Merci, vénérable Maître!
Merci, compagnons de pratique

[Partagé au Fahui européen 2017 à Paris]

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