Continuer à cultiver sur notre chemin comme nous le faisions au tout début

Vénérable Maître et compagnons de pratique !


Ralf (R): Nous sommes un couple d’Allemagne qui a commencé à cultiver en novembre 2001. Malgré nos activités communes dans les projets de clarification de la vérité du Falun Gong, comme les veillées devant la cathédrale de Cologne, contacter les politiciens et les préparatifs pour Shen Yun, chacun de nous a manifesté des attachements différents. Le fort enthousiasme et la vigueur du début ont laissé place à la routine et à une certaine inertie. Nous souhaitons partager comment nous en avons pris conscience et nous sommes améliorés.


Birgit (B) : Pendant l’été 2001, j’ai lu dans un journal ésotérique un article sur la persécution du Falun Gong en Chine. Je ne pouvais pas comprendre pourquoi une forme de Qigong aussi pacifique était persécutée. À cette époque, je pratiquais déjà depuis un certain temps le yoga. Cependant, j’étais très impressionnée par la persévérance des pratiquants, malgré la persécution de leur foi.


Il était impératif pour moi de découvrir où ces gens trouvaient la force de persévérer, parce que, à ce moment-là, j’étais dans un très mauvais état de santé et d’état d’esprit. Je souffrais d’asthme et pouvais à peine dormir à cause des quintes de toux. De plus, ma vie était gouvernée par la peur. Il m’arrivait même de penser que je n’allais pas vivre longtemps. Dans mon désespoir, j’ai acheté des livres ésotériques et suivi pas mal de formation en espérant améliorer ma situation, mais rien n’a aidé.


Je me suis donc décidée à essayer le Falun Gong, mais je n’avais guère d’espoir parce que je pensais que le Falun Gong était seulement pratiqué en Chine. Peu après, je suis allée marcher dans ma ville natale et j’ai vu tout à coup au loin une bannière imprimée avec les mots Falun Gong. Je ne pouvais pas en croire mes yeux et me suis dirigée tout droit vers le stand d’information.


Un pratiquant m’a parlé de la persécution. J’étais très surprise et contente quand j’ai appris qu’il y avait la possibilité d’apprendre les exercices en Allemagne. Un couple qui pratiquait le Falun Gong habitait dans notre ville. Peu de temps après, je les ai contactés et ils ont été d’accord pour me présenter le Falun Gong.


R: J’étais en mauvaise état physique à l’époque. Dans mon enfance, je ne pouvais pas aller à l’école plusieurs semaines de l’année parce que je souffrais de bronchite chronique et d’une pneumonie récurrente associée à une forte fièvre. Une radiographie des poumons montrait qu’une grande partie des tissus de mes poumons avait été détruite A cause de cela, je ne pou-vais plus gérer les situations stressantes. Je ne savais pas ce qu’était le Falun Gong mais j’ai accompagné ma femme par curiosité au rendez-vous.


B: Lors de notre première conversation, la pratiquante nous a demandé si nous voulions retourner à notre nature originelle. Cette phrase m’est allée droit au coeur. C’était ce que j’avais cherché si longtemps et mon visage s’est couvert de larmes.


Nous avons commencé les 9 conférences le même jour parce que mon mari devait partir 10 jours pour un voyage d’affaires, j’étais profondément impressionnée par ce que le Maitre di-sait. La compassion qui irradiait du Maitre m’a convaincu au plus profond de mon esprit que j’avais enfin trouvé ma voie.


R : Je me suis endormi en regardant la vidéo des 9 conférences, mais j’ai ressenti l’aura spéciale du Maitre. Apparemment, le Maitre me nettoyait la tête, comme Il l’a dit dans le Zhuan Falun, « Il y en a aussi qui s’endormiront et se réveilleront dès que j’aurai terminé le cours. Pourquoi? Parce qu’ils ont une maladie dans la tête et qu’il faut y remédier. » (Zhuan Falun, Leçon 2).

Toutefois, j’ai pu absorber la plupart de ce que disait le Maitre et après avoir terminé la série des 9 conférences j’étais déterminé à suivre cette voie de cultivation. Peu après, j’ai vécu ma première tribulation. Dans mon esprit, j’objectais à ne pratiquer qu’une seule voie car je venais à peine de commencer à pratiquer le yoga. Mais, pour être sincère, je voulais véritablement pratiquer le Falun Gong, alors j’ai abandonné le yoga.


B: J’ai aussi décidé d’arrêter le yoga. C’était une décision difficile. En plus, j’ai décidé de me débarrasser de toute ma collection de littérature ésotérique. Ça a été infiniment difficile d’aller jusqu’à la corbeille à papier mais une fois que j’ai eu jeté les livres j’ai immédiatement ressenti un grand soulagement.


R : Les semaines et les mois qui ont suivi, nous avons pratiqué les exercices diligemment et appris le Fa. Nous nous sentions tous les deux profondément connectés au Falun Gong et étions fortement motivés dans notre cultivation.


Après un an de pratique, nous avons commencé nos efforts de clarification de la vérité lors de la veillée à Cologne, cependant nous étions plutôt craintifs. Alors, pendant six ou sept ans nous avons été pleins d’énergie et sérieux en faisant les trois choses que le Maitre demandait à ses pratiquants.


Puis, nous avons peu à peu commencé à nous relâcher, mais nous n’en n’étions pas conscients. Nous avons moins fait les exercices, parce qu’il était assez difficile de se lever le matin. J’ai aussi remarqué que je devenais passif pendant les activités de clarification. L’inertie et le confort sont devenus la norme. Je justifiais cela par mes obligations professionnelles qui ne cessaient de croitre. En plus, je faisais face à des conflits avec mes collègues, et même au harcè-lement. Ce qui était difficile à supporter. Nous avons arrêté de mettre le Fa en premier et avons arrêté pendant une année d’assister au groupe d'étude du Fa.


B : J’ai remarqué de plus en plus que mon état de cultivation empirait. Je n’étais pas satisfaite de cela, mais je n’arrivais pas à dépasser mon état. Souvent, je me sentais déprimée, ce qui non seulement me paralysait, mais me mettait aussi une grosse pression. Je m’endormais pendant l’étude du Fa et je ne pouvais plus intégrer ce que le Maitre enseignait. J’étais dans un état d’hébétude, ce qui m’a inquiétée.


R: Finalement, nous avons atteint le point le plus bas de notre cultivation. Nous avons eu une terrible dispute avec le pratiquant qui travaillait avec nous sur notre projet avec les politiciens. Poussés par les émotions humaines, nous avons négligé de regarder à l’intérieur et donc nous n’avons pas reconnu nos insuffisances et nos attachements. Maître dit dans Zhuan Falun, neu-vième conférence: « Cultiver et pratiquer véritablement, c’est cultiver son esprit, c’est cultiver à l’intérieur de soi, c’est chercher à l’intérieur de soi, ce n’est pas à l’extérieur qu’il faut cher-cher.». Mes insuffisances et attachements étaient mis en évidence par la colère, un esprit de lutte et le désir de travailler avec les politiciens les plus importants.


B : J’étais aussi pleine de colère. Par contre, ma grande déception était que le pratiquant ne se comportait pas comme je l’avais imaginé. Cet attachement à être déçu, que je connaissais depuis mon enfance, prend ces racines les plus profondes dans l'égoïsme. C’était un sentiment d’impuissance, de passivité et un manque de force. Donc, nous avons manqué beaucoup d’opportunités de clarifier la vérité et sauver les êtres. Malheureusement, cet état a duré beaucoup trop longtemps.


Nous sommes allés à la conférence de Fa à Los Angeles en 2015. J’ai été bouleversée d’entendre la conférence de Maître.

Maître a dit : «Certains ont encore une occasion, d'autres n’ont même plus d’occasion ; pour certains il est encore temps, pour d'autres il ne te reste plus qu’à courir à toute vitesse, cependant si quelqu'un n'a pas la base nécessaire et n'arrive pas à avoir la compréhension du Fa nécessaire, alors comment avoir la motivation pour persister ? » (« Enseignement du Fa à la Conférence de Fa de la côte Ouest des États-Unis 2015 »)


Après avoir entendu les mots du Maître, je pouvais à peine respirer. J’étais saisie d’une grosse peur qui m’envahissait. J’ai soudainement réalisé que je n’aurais plus beaucoup de temps pour accomplir les vœux que j’avais faits au Maître.


R: Je ressentais exactement la même chose et j’étais affecté par la sensation d’impuissance et de désespoir. Nous avons échangé nos pensées avec plusieurs compagnons de pratique et avons essayé d’améliorer notre état de cultivation pendant les mois qui ont suivi. Mais c’était plus difficile que nous le pensions. Nous faisions les exercices plus régulièrement et apprenions davantage le Fa. Nous avons aussi progressé dans nos efforts de clarification de la vérité, ayant réussi à obtenir plus de rendez-vous avec des politiciens.


Cependant, je sentais que l’inertie qui nous tenait était difficile à dépasser. Le chemin de la cultivation est très étroit. Quand on dévie du chemin prévu, le danger guette.


B : Nous sommes allés à New York en mai 2016 pour assister à la conférence de Fa 2016. J’étais inquiète, malgré que mon état de cultivation se fût amélioré, je pensais qu’il n’était pas au niveau où il était supposé être.


Les mots solennels du Maître m’ont touché. Si je me souviens bien, Maître a dit à la confé-rence européenne, que l’Europe avait bien commencé mais s’était relâchée avec le temps. Je sentais que le Maître me parlait directement. C’est exactement ce qui m’était arrivé.


Maitre nous indiquait que nous ne pouvions plus rattraper ce que nous avions manqué, mais que nous ne devions pas regarder en arrière mais continuer à aller de l’avant et améliorer notre état de cultivation.


Ces mots m’ont donné espoir. J’ai réalisé que j’étais bloquée dans un état négatif et déprimé, ce qui me paralysait sur mon chemin de cultivation. J’ai décidé de le dépasser. Maître nous donne encore du temps pour rattraper et sauver plus d’être vivants.


R: Pendant la réunion européenne nous avons promis au Maître de nous améliorer. Nous prenons cela très sérieusement, parce que c’est peut être notre dernière chance d’accomplir nos vœux. De retour en Allemagne, nous participons, si possible, plusieurs fois par semaine aux différents groupes de l’étude du Fa. Quand nous envoyons des pensées droites, nous essayons de nous concentrer, pour que cela soit efficace. Nous regardons toujours intérieurement, peu importe les tribulations auxquelles nous faisons face, pour trouver nos attachements et les éliminer.


Nous voulons partager quelque chose qui nous est arrivé récemment qui a été une véritable épreuve pour nous.


B: Nous avons participé aux veillées à Cologne pendant environ 13 ans. Un pratiquant nous a dit lors d’ une réunion de groupe que nous n’avions pas bien fait pendant toutes ces années, et que nous n’avions pas eu un bon effet. Ceci a aussi empêché d’autres pratiquants d’autres villes de venir et de soutenir ce projet. Cette accusation nous visait tous les deux, ainsi que d’autres pratiquants qui avaient organisé et participé à ce projet depuis longtemps.


Je ne m’attendais pas à cela et la colère est montée en moi. En même temps, je me suis sentie injustement traitée. Mais en réfléchissant à la situation j’ai découvert certains attachements. Par exemple, le fait de me sentir injustement traitée, de tenir à d’anciennes méthodes, une aversion pour le changement et ne pas accepter les critiques.


R : Mes attachements incluaient l’autoritarisme, la peur de perdre la face et un esprit de lutte. En les comparant avec les attachements qui influençaient notre participation dans le projet des politiciens, nous avons trouvé relativement rapidement où étaient nos problèmes. Nous avons lâche nos attachements et sommes allés voir les pratiquants qui voulaient bien nous suggérer des améliorations.


Un petit groupe d’entre nous a créé de nouvelles bannières en seulement quelques semaines et a travaillé sur le développement du stand d’information.


B : Nous voulons progresser sur notre chemin de cultivation. Unissons-nous, améliorons notre niveau de cultivation et sauvons plus d’être, comme Maître nous l’a demandé.


Maître a dit dans son enseignement à la Conférence de New-York 2016 :

« Bien sûr, beaucoup de disciples de Dafa font quand même très bien, même s’ils ont fait plus ou moins de chutes. Ce n’est pas grave, le Maître l’a vu, certaines tribulations ne sont pas supportables pour les hommes, tout cela ne compte pas, ce qui est le plus remarquable est qu’on se relève après avoir fait une chute, qu’on recommence et fait bien ! < /I>»

Disciples de Dafa, même si le Maître a parlé un peu sévèrement, c’est pour que vous vous ressaisissiez, parce que vous êtes l’espoir de l’humanité ! L’espoir des êtres de l’univers ! Vous êtes aussi l’espoir du Maître !


Merci beaucoup vénérable Maître et compagnons de pratique!


[Partagé au Fahui européen 2016 à Munich]

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