Cultiver et éliminer la peur

Vénérable Maître ! compagnons de pratique.


Mon nom est Nicolas et je suis un disciple de Dafa de Suède. J'ai commencé ma cultivation de Dafa en 2011.


En juin 2011, j’ai reçu un appel téléphonique du cousin d'un de mes amis me disant qu'il connaissait une fille qui avait besoin d'assistance juridique et qu'il avait pensé à moi puisque je suis un avocat. Je lui ai dit de lui donner mon numéro pour qu'elle m’appelle. Deux semaines plus tard, elle m'a téléphoné et après 20 minutes de conversation, nous avons réalisé qu'elle était mariée à un garçon de Nouvelle Zélande qui avait joué de la basse dans un de mes anciens groupes de musique. Ils vivaient tout près de chez moi. Nous avons décidé de nous rencontrer quelques jours plus tard. A la fin de la soirée, mon ami de Nouvelle Zélande m'a proposé de le rejoindre le lendemain et d’essayer les exercices dans un parc à proximité. J'ai accepté.


Le lendemain matin, après les exercices, je suis rentré chez moi et j’ai pris une douche avant d’aller travailler. Lorsque j'étais sous la douche, je me suis senti presque soulevé du sol par une force puissante et comme baigné de lumière. J'ai commandé une copie du livre Zhuan Falun et j’ai lu le livre en un peu plus d'une semaine. Ma vie a alors changé du tout au tout.


Je me considère comme une personne très chanceuse. J’ai reçu beaucoup de bonnes choses au cours de ma vie et j’ai toujours eu la possibilité de développer quantités de connaissances et de compétences. Malgré tout, j'ai toujours eu ce sentiment qui me rongeait à l'intérieur. Cette chose, cette peur de l'échec. Cette peur m’accablait quand j’étais petit garçon et ne m’avait jamais quitté. Cette peur est la raison pour laquelle je m’efforçais tant de réussir. Je voulais être le meilleur en tout. Ne jamais abandonner. Toujours me battre, peu importe la cause. À l'école, dans les sports, la musique et au travail, je luttais.


Au cours de ma cultivation, cette crainte a été mise à l’épreuve plusieurs fois. Voici quelques- défis que j'ai rencontré liés à la peur en tant que pratiquant.


Clarifier la vérité face à face

Ma première épreuve en tant que pratiquant s’est produite après environ 2 mois. J’ai été invité à l’anniversaire d’un ami avec beaucoup de nouvelles personnes. Lors de cet événement, j’étais assis à table en face d'une fille de mon âge. Nous avons entamé la conversation sur la vie en général et à un moment je lui ai demandé si elle était au courant de Dafa et de la persécution en Chine. Dès que j'ai prononcé les mots Falun Gong ses yeux se sont assombris et elle avait l'air presque furieuse. Elle a dit : " Ce sont des gens qui brûlent les nouveaux nés ! "


Il s'est avéré qu' elle vivait en Chine en 2001, lorsque la persécution était à son pire. Même si j'étais un nouveau pratiquant, j’ai compris que je devais lui clarifier la vérité. Je suis resté calme et je lui expliqué que j’étais un pratiquant de Falun Gong et que tout ce qu'elle avait vu provenait probablement des agents secrets envoyés par le régime pour diffamer Dafa. Elle avait l'air perplexe. Je l’ai regardée droit dans les yeux et lui ai dit d'une voix calme: "Tu as tort, ces actes sont une mise en scène du Parti communiste afin que tout le monde pense que le Falun Gong n’est pas bon, mais je te le dis, je suis un pratiquant. Si tu veux savoir ce qu'est le Falun Gong, tu peux venir essayer les exercices avec moi et voir par toi-même. " À ce moment ses yeux se sont éclairés et elle était bouche bée. Après un moment, elle m’a regardé en souriant et a dit: " D’accord, je veux bien essayer les exercices avec toi. Allons-y ce week-end ! "


Quand je repense à cet incident, je sais que le Maître était là et m'a donné la force pour aider cette fille à apprendre la vérité à propos de Dafa.


L'élimination du karma de maladie

Après avoir pratiqué pendant environ 6 mois, j’ai rencontré ma seconde épreuve majeure. J’étais assis au travail et écrivais sur mon ordinateur quand le côté droit de mon visage a commencé à piquer et brûler légèrement. C’était une sensation très inhabituelle et très inconfortable. Le lendemain matin, je me suis réveillé et tout le côté droit de mon visage était paralysé. Je ne pouvais pas avaler correctement et mon œil droit ne clignotait pas du tout. J’avais même de la difficulté à parler correctement. Quand je suis arrivé au travail ce jour-là tout le monde était choqué par mon apparence et quelques vieilles dames pensaient que j'avais eu un accident vasculaire cérébral. Tout d'un coup, tout le monde était médecin et me disait que je devais aller à l'hôpital et me faire soigner. Même mon patron est venu dans mon bureau et m'a presque menacé que si je n’allais pas à l'hôpital, il devrait agir en tant que mon employeur.


Au cours des deux mois suivant, chaque jour je devais convaincre de nouvelles personnes que j'allais bien et que je n'avais pas eu un accident vasculaire cérébral. Même des gens que je ne connaissais pas avaient l'air apeurés quand ils me demandaient quel était le problème avec mon visage.


Dès le début de cette épreuve, j’ai compris les leçons du Maître dans Zhuan Falun, qu’en tant que pratiquants nous ne tombons pas malades. Toute réaction du corps est bonne car c’est seulement le karma qui est nettoyé hors de notre système. J'ai compris cela, alors quand les gens me harcèlent à propos de ma santé, je souris simplement en leur disant que je connais mon corps et que tout va bien.


Après environ 2 mois, mon visage n’était plus paralysé et j’avais l’air normal. Je pouvais de nouveau bien parler et cligner des yeux. Tout au long de cette épreuve j’ai gardé de fortes pensées droites et le soutien des pratiquants locaux m'a permis de rester calme et courageux face à la peur. Cette épreuve a beaucoup renforcé ma foi dans le Fa.


Faire partie de l'équipe juridique

Après avoir pratiqué pendant environ 9 mois, mon groupe local m’a encouragé à assister au Fahui à Washington DC en 2012. J’ai décidé d’y aller parce que j'avais entendu dire que l'équipe juridique de Dafa se trouvait à Washington. Quand je suis arrivé chez le pratiquant qui m’hébergeait, j’ai découvert qu'il connaissait le coordinateur principal de l'équipe juridique. Tout était bien organisé.


On m'a présenté aux avocats et j’ai demandé si je pouvais me joindre à l’une de leurs réunions. Ils m’ont montré le travail de l'équipe juridique et m'ont demandé de rejoindre l'équipe, même si j'étais en Suède. Il s’est avéré que mes connaissances dans le droit des médias et le droit d'auteur étaient indispensables. Ainsi, je suis devenu l'avocat de contrat pour NTD New York.


Après avoir effectué ce travail en Suède pendant quelques mois, le coordinateur principal de l'équipe juridique m’a demandé si j’aimerais aller à Washington pour devenir un membre à temps plein de l'équipe. Cette offre m’a pris par surprise. J’ai dit au coordinateur que j’y réfléchirais.


Pendant des semaines, j'ai oscillé entre l'idée de rester en Suède ou d’aller aux États-Unis. Ce serait un grand changement dans ma vie. À ce moment-là, j'avais un bon poste comme avocat du gouvernement, un appartement luxueux, une voiture et toutes les autres commodités d'un homme moderne. D'ailleurs, il me faudrait passer par le processus d'obtention d'un visa pour les États-Unis. Je dois avouer qu'à ce stade la peur me tenaillait.


Puis, un jour après une projection du film " Free China " dans ma ville natale, une pratiquante m’a approché et m'a demandé si j’aimerais aller boire un café. Dans un bar à proximité, nous avons partagé à propos de cultivation. Au milieu de notre partage elle m’a demandé abruptement pourquoi je m’empêchais d’aller de l’avant. Je savais qu'elle avait raison. Je ne devrais pas laisser la peur me vaincre. J'ai donc réservé un billet pour New-York le lendemain.


Après mon premier voyage, j’ai décidé que ce serait mieux que je déménage pour de bon et j’ai mis mon appartement en vente, j’ai vendu ma voiture et abandonné tous mes biens sauf quelques vêtements et mes guitares.


J’ai rencontré de nombreux obstacles sur ce chemin. Il a fallu près de trois mois pour vendre mon appartement. Même si j'avais toutes les bonnes références pour obtenir le financement du gouvernement pour l'école ou j’avais fait ma demande, ils ont tout refusé. J’ai dû plaider ma cause devant ces gens avec des preuves de soutien, etc. En fin de compte, ils ont approuvé mon financement deux semaines avant mon vol.


Même à l'aéroport, j’ai rencontré une épreuve. A l'aéroport lors de l'enregistrement pour mon vol, l'agent de bord m'a dit que je ne pouvais pas prendre le vol parce que mon billet était un billet en standby. C'était étrange car j’avais payé pour un billet ordinaire. Il m'a fallu environ une heure et parler à trois agents différents pour que je sois finalement autorisé à monter dans l'avion.


Me débarrasser de couches de peur

Il semble que les épreuves en termes de peur ont diminué au cours de ma cultivation. Cependant, elles ont beaucoup plus d'intensité qu'auparavant quand elles se produisent.


Plus tôt cette année, j'ai été invité à une grande conférence pour les entrepreneurs à Stockholm. Il y avait environ 100 participants des grandes entreprises de la région. Lorsque nous nous sommes assis et que la conférence a commencé j'ai appris que l'un des conférenciers était spécialisé dans les affaires avec la Chine et qu'il allait faire une présentation à ce sujet avec des recommandations pour les entreprises suédoises. Pendant que je l'écoutais parler, j’ai compris que ce serait une belle occasion pour moi de clarifier la vérité à tout le monde dans la salle. En posant juste quelques questions bien réfléchies, je pourrais guider la discussion dans la bonne direction. Tandis que je réfléchissais, j’ai soudain senti un fort sentiment de peur s’installer en moi. C’était comme si quelque chose m’enfonçait sur ma chaise, me rendant incapable de bouger ou de parler. En silence j’ai vu le moment passer et la conférence s’est terminée.


Dès que la conférence a pris fin, il était temps de manger et ce serait une occasion pour nous de socialiser. J’ai réussi à clarifier la vérité à environ 10 personnes avant que nous devions quitter les lieux. En rentrant chez moi, j’étais dévasté parce que j'avais cédé à la peur et raté l'occasion d'aider le Maître à sauver les 100 personnes. Quand je suis arrivé chez moi, je me suis assis pour faire FZN et j’ai juré qu’à partir de maintenant je ferais face à la peur chaque fois qu'elle se présenterait, quelque soit sa taille.


Grâce à cette idée, j'ai commencé à examiner la peur dans ma vie quotidienne. J'ai remarqué à quel point on éprouve souvent des craintes minuscules qui semblent inoffensives, mais lorsqu'on les additionne, elles peuvent devenir une habitude où on prend la route facile au lieu de se forcer à suivre le droit chemin. En tant que pratiquant c’est très important d'en être conscient. Cela peut signifier la différence entre conquérir la peur ou la laisser gagner.


Surmonter la douleur dans le cinquième exercice

La plus incessante de mes épreuves depuis que je suis un pratiquant est le problème avec mes jambes et l'exercice de méditation. La meilleure façon de décrire mes jambes est d'imaginer deux piliers de béton où les articulations et les os sont des barres en fer et les muscles le béton qui les entoure. Depuis ma première méditation, j'ai connu des accès insensés de douleur pendant que j’étais assis. Les deux premières fois que j’ai médité avec mes compagnons de pratique de Nouvelle-Zélande, je suis resté assis pendant une demi-heure. La troisième fois que nous avons médité, j'ai eu beaucoup de difficulté à rester assis jusqu’à la fin. La douleur était insupportable et je me demandais pourquoi la demi-heure semblait si longue. En fait, nous étions restés assis pendant une heure.


J'étais dans une telle douleur à chaque fois pendant la méditation que je me suis mis à en avoir peur. Je savais que ça allait être extrêmement pénible et que je devrais passer l'heure entière puisque je l'avais déjà fait une fois. Je pouvais m’asseoir et mon corps bougeait dans tous les sens et tremblait sans relâche de temps en temps et j’avais parfois l’impression que j’allais m’évanouir sous la douleur. Parfois, j’avais une forte fièvre après, où je devais aller au lit et dormir pendant plusieurs heures.


Après une année, je me suis aperçu que ça ne passerait pas rapidement et que je devrais combattre la douleur plusieurs fois avant de la vaincre. Mon seul moyen de réussir était d’abandonner la peur et à chaque fois, je me disais : " Ça va faire mal, mais beaucoup de karma et de mauvaises choses seront chassés de mon corps!". C’était ma routine avant chaque méditation. Pendant les périodes de douleur atroce, je récitais aussi Lunyu.


Il y a environ un an, après 4 ans de douleurs lors de la méditation, j’ai finalement réussi à mettre mes jambes dans la position du lotus et aujourd'hui, je peux passer un peu plus d'une demi-heure. Au moment ou j’ai pu m’assoir en lotus, une nouvelle vague de douleur atroce a surgit. La différence est que maintenant que je n’ai plus peur. Je sais que je dois le surmonter pour atteindre mon plus haut niveau et je sais que mon corps se purifie à chaque fois.


Je pense souvent aux paroles du Maître dans la neuvième leçon de Zhuan Falun : "Quand vous êtes vraiment en plein désastre ou au milieu des épreuves, essayez donc ; c’est difficile à endurer, endurez-le quand même ; lorsque cela vous paraît impossible à faire, ou si on dit que c’est difficile à faire, essayez donc pour voir si c’est vraiment impossible. Si vous pouvez réellement y arriver, vous découvrirez qu’après avoir passé sous l’ombrage des saules, il y a l’éclat des fleurs et un autre village à l'horizon! "


Ces paroles me rassurent. Dans les moments de doute où la peur fait surface, je sais que tant que je suis ferme dans le Fa, je pourrai passer toutes les épreuves et tribulations sur mon chemin.


Pour ce grand Dafa que j'ai obtenu, je dis: " Merci Maître. Merci du fond du cœur. "


(Présenté au Fahui européen 2016 à Munich)

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