Pi Tong et la médecine traditionnelle chinoise
 

Pi Tong et la médecine traditionnelle chinoise

Lorsqu'il devait soigner ses patients, Pi Tong oubliait de manger et de dormir. Il soignait chacun de ses patients avec la même attention, qu'il soit riche ou pauvre. (jimmiehomeschoolmo/Flickr)

Pi Tong, un personnage célèbre de la médecine traditionnelle chinoise, vécut au cours de la dynastie Han de l’Est à Xindu, actuel canton d’Anguo, province du Hebei. C’était un homme très sage possédant de nombreuses connaissances en stratégies militaires. Il rédigea des articles très convaincants.


Pi Tong fut également l’un des pères fondateurs du royaume de l’empereur Liuxiu. Il était très respecté pour ses aptitudes médicales remarquables et son éthique médicale noble.


Lorsqu’il devait soigner ses patients, Pi Tong oubliait de manger et de dormir. Il soignait chacun de ses patients avec la même attention, qu’il soit riche ou pauvre. Lorsqu’il rencontrait des personnes pauvres, il leur offrait les soins et les remèdes et contribuait grandement à les aider. Lorsqu’il soignait des rois ou des hauts responsables, il ne les faisait jamais payer davantage.


Un jour, une princesse tomba malade. Pi Tong l’ausculta et vit qu’elle souffrait d’une indigestion chronique responsable de problèmes d’appétit. Il prépara une pilule pour la princesse. Après l’avoir avalée, la princesse souffrit immédiatement de nausées et de vomissements. Elle commença alors à boire plus d’eau. Quelques jours plus tard, son appétit revint et elle retrouva un joli teint. Pi Tong craignit que l’Empereur ne voulut les fiancer et se dépêcha de rentrer dans sa ville natale.


En signe de gratitude, l’Empereur lui assigna cependant le titre de «Roi de la médecine» et des temples furent dédiés à Pi Tong dans sa ville natale.


Peu après avoir reçu cet honneur, Pi Tong entendit dire que le sud de la Chine avait été ravagé par une épidémie. Il quitta sa ville natale et se rendit sur place pour y soigner la population. Entre temps, sa mère tomba malade et ne trouva aucun médicament pour se soigner.


Le frère de Pi Tong adressa une lettre à ce dernier en décrivant les symptômes dont souffrait sa mère. Pi Tong fût très inquiété par la maladie de sa mère, mais il avait tellement de personnes à soigner qu’il ne pouvait quitter la région. La mère malade avait tant besoin de Pi Tong que son frère décida de l’emmener jusqu’à lui dans le sud de la Chine. Dès qu’elle arriva sur place, Pi Tong examina sa mère, mais il ne trouva pas le remède nécessaire et ne put la soigner. Il demanda donc à son frère de la ramener dans leur ville natale.


Avant leur départ, Pi Tong, les larmes aux yeux, dit à sa mère : «Ce n’est pas que ton fils ne soit pas suffisamment filial envers sa mère, mais je ne suis pas suffisamment sage pour trouver le bon remède. Je peux guérir la maladie de tant de gens, mais je ne peux soigner ma propre mère. Le remède pour cette maladie est si difficile à trouver dans ce monde humain. Par la grâce de Dieu, en retour de tous mes efforts pour sauver ces gens, tu trouveras ce remède.»


Il dit adieu à sa mère, lui demanda de prendre soin d’elle et lui souhaita suffisamment de chance pour trouver le remède.


Sur le chemin du retour, la mère de Pi Tong eut soudain très soif, mais ils étaient loin de tout village et ne pouvaient trouver d’eau potable. Le frère de Pi Tong laissa sa mère sur le bord de la route et partit chercher de l’eau. Dans une forêt de frênes, il trouva un crâne contenant un peu d’eau de pluie dans laquelle jouaient deux petits serpents. Le frère éloigna les deux serpents et ramena l’eau à sa mère. Il dit : «Ma chère mère, veuillez fermer les yeux et boire l’eau dans ce crâne.» Sa mère était si assoiffée qu’elle ferma les yeux et but toute l’eau. Elle se sentit beaucoup mieux ensuite.


Un jour, ils traversèrent un village. La mère avait très faim, mais il n’y avait pas d’auberge dans le village. Le frère fut donc forcé de mendier auprès des habitants.


Des jumeaux venaient de naître dans une famille du village. La mère de cette famille était aveugle et le père handicapé, mais ils étaient très heureux des naissances. Dès qu’ils entendirent qu’un mendiant se trouvait dehors, ils lui apportèrent un bol de riz et d’orge et un œuf. Dans cet œuf se trouvait deux jaunes. Après avoir terminé le riz et l’œuf, la mère se sentit beaucoup mieux et elle réussit à marcher jusque chez elle. Peu de temps après, la mère de Pi Tong fut complètement guérie.


Plus tard, son fils reçut une lettre de son frère Pi Tong dans laquelle il recommandait : «Si notre mère peut boire de l’eau de pluie dans laquelle ont joué deux petits serpents et manger un œuf avec deux jaunes, accompagné de riz cuit par une femme aveugle mariée à un homme handicapé, sa maladie sera soignée. Cela est très difficile à obtenir, il faudra beaucoup de coïncidences pour guérir sa maladie.»


Le frère de Pi Tong fut très surpris d’apprendre que ce que sa mère avait reçu sur le chemin du retour était exactement ce que son frère avait prescrit. Il répondit à Pi Tong que leur mère avait été guérie par les éléments qu’il avait prescrits. Lorsque Pi Tong reçut cette lettre, les larmes lui vinrent aux yeux et il dit : «Les bonnes personnes sont donc récompensées. Je remercie le Seigneur d’avoir permis à ma mère de trouver le remède nécessaire à sa guérison. Pour ma part, je vais continuer de suivre les lois de l’Univers, faire plus de bonnes actions et sauver davantage de gens pour exprimer ma gratitude envers la bienveillance divine.»

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