Le Parlement européen questionne les prélèvements forcés d'organes en Chine

L'industrie des greffes d'organes en Chine a grandi rapidement ces 10 dernières années. Mais la source des organes utilisés pour les opérations de transplantation est le sujet d'une grande controverse. Et en particulier depuis 2006. À cette époque, des soupçons ont été formulés au sujet des hôpitaux d'état où des pratiquants de Falun Gong sont tués et leurs organes prélevés de force.

Cette question a été soulevée jeudi dernier à Bruxelles, au cours d'une audience du Sous-comité des droits de l'homme du Parlement européen.

[Corinna Barbara Francis, Chercheuse, Amnesty International]:
«En d'autres termes, les organes d'individus en Chine sont prélevés contre leur volonté et ces personnes meurent durant ces prélèvements. C'est de cette question dont nous allons parler. Il y a de nombreux groupes de personnes dont les organes sont prélevés et le Falun Gong est l'un de ces principaux groupes.»

Des audiences similaires ont déjà eu lieu au Parlement européen en 2006 et 2009. Le régime chinois a depuis admis que les prisonniers exécutés forment la source principale des organes.

Selon des enquêtes indépendantes, il s'agit de prisonniers, mais surtout de prisonniers de conscience qui n'ont pas été jugés légalement.

[Edward McMillan-Scott, Vice-président, Parlement européen]:
«J'ai rencontré une personne. Son meilleur ami est mort en prison. Un soir, il avait disparu de la cellule. Lorsqu'il a revu le corps de son ami, c'était dans l'hôpital de la prison et son corps était ouvert. Il a pensé que son ami avait subi une opération. Mais visiblement, tous ses organes avaient été prélevés.»

Avocat canadien pour les droits de l'homme et nominé pour le Prix Nobel de la Paix, David Matas a co-écrit un livre sur ces prélèvements forcés d'organes. Cet ouvrage rassemble des dizaines de documents et conclut que des milliers de pratiquants de Falun Gong ont été tués pour leurs organes.

Des responsables de l'Union européenne, des hommes politiques et des défenseurs des droits de l'homme ont assisté à cette audience. Ils ont appelé le Parlement européen à agir concrètement pour aider à mettre fin aux prélèvements d'organes.

[Leonidas Donskis, Membre du Parlement européen]:
«Nous devons réfléchir à une nouvelle législation qui soit internationale et qui requière simplement la responsabilité individuelle de toutes les personnes impliquées dans ces opérations, dans ces crimes et ces activités illégales. Cela serait un message fort à envoyer vers la Chine.»

http://fr.ntdtv.com/ntdtv_fra/actualite/2012-12-10/256267302780.html

Nouvelles NTD, Bruxelles, Belgique

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