Publié: Mercredi, 4. novembre 2009      
Il faut un coeur désintéressé pour comprendre les autres
Par Jin Zhonggang

Lors de conversations avec des amis, ils m'ont dit qu'ils ne comprenaient pas toujours leurs collègues, amis et responsables. Quelquefois ils ne savent pas s'ils se montrent attentionnés et bienveillants ou critiques et sarcastiques.

J'ai eu des expériences similaires. Depuis que j'ai commencé à pratiquer Falun Gong étant enfant, je prends légèrement beaucoup de choses des gens ordinaires. Toutefois en devenant plus âgé et plus affecté par la société, j'ai aussi commencé à me demander si les gens avaient d'autres intentions tandis qu'ils s'adressaient à moi. En étudiant la Loi davantage, j'ai réalisé que c'était dû à mes notions et attachements. Je devais abandonner cette mentalité. L'ayant réalisé, j'ai décidé d'interprèter les mots des autres avec bonté. Quelque soit l'intention de la personne nous devrions la comprendre de manière bienveilante. Nous n'avons rien à y perdre. D'un autre côté, nous pouvons nous méprendre sur les autres si nous interprétons tout ce qu'ils disent de manière négative.

Je me souviens d'une histoire à propos de Confucius qui abordait ce point. Yan Hui était le disciple favori de Confucius. Un jour où confucius voyageait pour enseigner, il s'égara sur la route entre Chen et Cai, et manqua de nourriture pendant sept jours. Yan Hui, après beaucoup d'efforts, fut capable de trouver une toute petite quantité de riz. Il construisit un four de fortune pour le cuire. Alors que le riz allait être prêt, Confucius en sentit l'arome et leva la tête. Il vit Yan Hui attraper une poignée de riz et la mettre dans sa bouche. Lorsque Yan Hui dit à Confucius que le riz était prêt, Confucius voulut le tester et dit : Je viens juste de rêver de mon vieux père. J'aimerais lui offrir ce riz intact pour me souvenir de lui." Yan Hui se précipita pour dire "Non, non, ce riz n'est pas propre. En le cuisant, de la poussière est tombée dans le pot. Je ne voulais pas jeter le riz en entier et j'en ai juste pris une poignée et l'ai mangée." Confucius sut alors que Yan Hui n'avait pas volé le riz. Confucius fut touché et dit "Je lcrois de mes propres yeux, mais mes yeux peuvent me trahir. Je me fie à mes propres pensées, mais mes pensées peuvent ne pas être fiables. Disciples vous devriez vous souvenir qu'il n'est pas facile de connaître l'intention d'une autre personne."

Au contraire, si la personne avait de mauvaises intentions, nous le traitons quand même avec de bonnes pensées, nous pouvons l'émouvoir et inspirer son bonté innée. La bonté et la mal co-existent dans la nature humaine. Inspiré par le désintéressement, une personne peut montrer sa bonté. Durant les représentations de Shen Yun Performing Arts, les artistes incarnent la bonté et la beauté pures et le public y répond par des tonnerrres d'applaudissements. La bonté et la compassion manifestées à travers la danse et les chants suscitent des larmes chez beaucoup de gens, restaurent leur foi dans la culture traditionnelle et éveillent leurs bonnes pensées. Une personne vertueuse devrait avoir un grand coeur. On ne peut comprendre les autres et leur pardonner que si on est capable de désintéressement.

Comme le dit l'ancien livre de Zhong Yong : "Ayant appris les bénéficies [d'être vertueux], [Yan Hui] s'en souvint toujours et ne l'oublia plus. J'espère que chacun ayant entendu cette histoire, traitera ceux qui l'entourent avec bonté. Il est facile d'avoir des pensées bienveillantes de temps en temps mais il faut un coeur désintéressé pour traiter toujours les autres avec bonté.


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