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National Review (New York) : Politique ouverte sur le web Par le sénateur Jon Kyl (R., Ariz.), Rep. Christopher Cox (R., Calif.), et Rep. Tom Lantos (D., Cali La visite du président Jiang Zemin cette semaine est loccasion dexaminer de plus près les progrès de la Chine pour devenir un membre fiable de la communauté internationale. Contrairement au battements de tambour entendus ces dernières années de quelques défenseurs de lengagement, l'empressement de la Chine à s'engager dans l'économie mondiale ne sest pas traduit en une évolution vers la démocratie, ni en amélioration dans le domaine des droits de lhomme, des droits religieux ou des droits des ouvriers. En effet, le gouvernement de la Chine reste à bien des égards l'ennemi de sa propre population emprisonnant les dissidents et prenant des mesures autoritaires envers presque toutes les formes d'expression. Si la marée du changement démocratique envahit la Chine, elle devra en fin de compte venir de l'intérieur. Les Etats-Unis ont un rôle à jouer dans ce combat en encourageant l'échange d'idées et en disséminant l'information exacte. Nos efforts pour agir ainsi derrière le Rideau de Fer ont contribué à donner du pouvoir aux citoyens vivant sous le régime communiste soviétique. Comme le dirigeant polonais de Solidarité, Lech Walesa la écrit, "Sans la diffusion occidentale, les régimes totalitaires auraient survécu beaucoup plus longtemps. De ces chaînes de diffusion, nous avons tiré des leçons pour penser indépendamment et agir de façon solidaire." Aujourd'hui, l'Internet est peut-être l'outil de diffusion pro-démocratie le plus puissant. Mais, de même que les gouvernements communistes pendant la Guerre Froide ont cherché à ne pas révéler lintégralité de linformation à leurs peuples en brouillant Radio Free Europe et Radio Liberty, de nos jours, le gouvernement chinois contrôle strictement l'information à laquelle les citoyens chinois peuvent accéder sur internet. Pendant les deux dernières années, Beijing a passé des lois qui interdisent linformation non autorisée et les commentaires sur les sites Internet, et les fonctionnaires arrêtent et emprisonnent ceux qui violent ces lois. Les autorités en Chine ont lhabitude de bloquer des sites web quils voient comme un danger pour leur pouvoir, y compris ceux de groupes dissidents et des agences de presse étrangères, comme le Washington Post, le New-York Times, la B.B.C. et la Voice of America. La Commission de Sécurité bipartite Etats-Unis-Chine a récemment noté que la Chine a essayé de faire pression sur des sociétés américaines, y compris Yahoo!, pour quon lassiste dans ses efforts de censure. Et elle a insisté pour que les portails tels que America Online envisagent la possibilité de communiquer des noms, des adresses e-mail, ou des rapports de dissidents politiques si le gouvernement de la Chine les exige. Il y a une raison à la brutalité de Beijing. L'accès effréné à l'internet jouerait un rôle intégral dans l'ouverture de la société chinoise, le même que la radiodiffusion a joué au temps de lUnion soviétique. Voice of America, Radio Free Asia, Amnesty International, et National Endowment for Democracy - pour nen nommer que quelques-uns - comptent de plus en plus sur l'internet pour surmonter les obstacles considérables de la Chine pour la diffusion dinformation, des valeurs démocratiques et des droits de l'homme. Le secteur privé américain développe un certain nombre de technologies pour combattre le blocus d'internet. Malheureusement, le gouvernement américain a peu contribué à ces efforts et à mettre en place les nouvelles technologies. Par exemple, Voice of America et Radio Free Asia nont budgété quun million de dollars pour résister au blocus de l'Internet par le gouvernement chinois - et ce financement sest déjà épuisé. C'est pourquoi nous avons présenté, avec le Sénateur Ron Wyden (D., le Minerai.), la législation bipartite, afin détablir un Bureau de Liberté Internet Mondiale au sein du gouvernement américain qui combattra le blocus de l'internet organisé par les états ainsi que la persécution des cybernautes. Lorganisme sera responsable du développement et du déploiement de technologies anti-blocus - utilisant l'expertise du secteur privé autant que possible, mais aussi l'accélération de l'invention des outils dernier cri qui permettront aux individus davoir une longueur davance sur les censeurs politiques.
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